Jean-Luc MelenchonJean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a été bien accueilli au Salon de l’agriculture, où il s’est rendu ce vendredi. Le sénateur en a profité pour plaider une « révolution citoyenne dans l’agriculture. » « Je reste sur une ligne de révolution citoyenne dans l’agriculture », a martelé Jean-Luc Mélenchon, estimant que « dans l’agriculture, comme dans l’industrie, nous sommes en train de mourir de la finance ». Dans ces deux secteurs, « la consigne est qu’ils s’en aillent tous, ceux qui ont produit un modèle productiviste aussi aberrant, qui ont plongé la paysannerie dans la misère et la souffrance, et le pays dans les consommations de bas niveau de la malbouffe, alors que la paysannerie n’a jamais fait autant d’efforts », a-t-il insisté.

Sa visite, entamée à 10 h 30, lui a permis de rencontrer les acteurs de la filière et, selon lui, de « prendre le pouls (…) comprendre les centres d’intérêt du moment, vérifier des hypothèses ». « Tout à coup », a-t-il dit, « les problèmes que vous avez sur des fiches deviennent des problèmes physiques, humains ». Sur son parcours, il a rencontré la ministre de l’Écologie Delphine Batho, le ministre délégué chargé de l’Économie sociale et solidaire et de la Consommation Benoît Hamon, ainsi que le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Les représentants des différentes filières agricoles ont interpellé le député européen notamment sur la question de la politique agricole commune (Pac). Il faut « des aides justes, pas juste des aides », lui a-t-on dit.

Biographie de Jean-Luc MelenchonJean-Luc Melenchon PG

Prénom : Jean-Luc
Nom : Mélenchon
Date de naissance :19 août 1951
Lieux de naissance :Tanger au Maroc.
Parti politique : Parti de Gauche – PG

Titulaire d’une licence de philosophie, il commence sa carrière dans le civil et devient journaliste.
Très engagé dans les manifestations de Mai 68 qu’il vit à Besançon, il adhère à l’OCI.
Il entre au PS en 1977 et devient sénateur de l’Essonne en 1986, avec deux ans de pause, pour être ministre délégué de l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002.
Très à gauche, il reste néanmoins au PS, se plaignant de la tendance à l’ouverture.
Une position qui se confirmera au fil des années et le conduira à quitter les socialistes en 2008 pour fonder et prendre la tête du Parti de gauche, qui représentera plusieurs mouvances d’extrême gauche à la présidentielle de 2012.
Il se présente aux élections législatives de juin 2012, mais il n’atteint pas un nombre de voix suffisant pour accéder au second tour.